Better Things.
Un Saint à quatre consonnes et trois voyelles.
Une fuite avant la rentrée. On a fait trente sept minutes de train pour descendre à Saint-Raphaël. L'actualité n'étant pas riche en bonnes nouvelles pour changer et pour commencer l'année, l'heure n'est pas encore aux bonnes résolutions. Pour l'instant c'est déjà bien, de profiter de ces quelques jours de vacances jusqu'au bout du dimanche, fut un temps pas si lointain où j'aurais commencé mon lundi dès le vendredi. Saint-Raphaël ne murmure pas du tout à mon oreille, Fréjus que je vois par la fenêtre sonne comme une mauvaise punchline avec son maire RN David Rachline, mais l'important est ailleurs. Dans le calme intérieur, inhabituel.
Il y a ce toit face à moi qui me rappelle Palerme.
Un patchwork de tuile rouges. L'Église aussi sort tout de droit d'un décor palermitain, dommage pour l'immeuble construit entre elle et la mer. Trois ans déjà depuis ce mois passé en Sicile, cette parenthèse, cette transition, l'un des séjours les plus marquants. Niko Vendetta chante encore Nata vota dans ma tête, cette chanson que j'adore et que tout le monde déteste. Il faudra y retourner, c'est un peu là-bas que tout a commencé. On dessine déjà nos itinéraires vers le Nord pour cet été, là où le calme est aussi extérieur, mais il faudrait peut-être prévoir un moment à l'envers, dans le chaos d'un Sud.
Il y a ce qu'on va faire.
Et tout ce qu'on ne va pas faire. Pas réussir à faire. C'est encore une nouvelle année qui commence, je ne doute déjà pas que la balance va pencher du mauvais côté. Mais à regarder chaque année en arrière, sans véritable résolution, on a tout de même réaliser de belles choses. Alors je préfère ne rien souhaiter et voir ce qui va se passer. Il y aura forcément des mauvaises nouvelles mais aussi de belles surprises, de nouvelles avancées. Stranger Things c'est terminé, on espère désormais dix années de Better Things. On a commencé ce puzzle le 1er janvier, d'une cabane au bord d'un lac. La réalité, c'est qu'on en revient finalement toujours aux mêmes rêves.