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Lune du Loup.

Balek. Si je n'ai pas listé de bonnes résolutions pour l'année, j'ai tout de même commencé la semaine en me répétant de m'en foutre.
Lune du Loup.
Photo by Nicolas Thomas / Unsplash

Balek.

Si je n'ai pas listé de bonnes résolutions pour l'année, j'ai tout de même commencé la semaine en me répétant de m'en foutre. C'est peut-être l'opposé d'une bonne résolution, mais c'est bien le meilleur que je me souhaite. Saug que j'ai certainement échoué avant le 15 janvier, quand bien même je me suis répété de m'en foutre du fait que je ne m'en foute pas. Dès mardi, des échanges désastreux et des réunions lunaires qui remplissent mon estomac d'un astre de la taille d'une superlune. Et je fais quoi quand j'ai l'estomac noué ? Je branche mon cerveau sur mes tripes, qui m'envoient des idées et des messages comme des électrochocs, comme un Sméagol devenu Gollum.

Univers impitoyable.

Dallas n'a jamais aussi bien porté sa réputation. Un combat des chefs dans lequel je suis parfois spectateur, parfois arbitre. Dans lequel je m'autorise tout de même à mettre une petite tarte de temps en temps, sans savoir si ça mènera à une quelconque victoire. Et puis c'est quoi une victoire dans un combat d'égos ? Si on prend du recul, si on s'éloigne du Texas, on voit d'un côté le Minnesota, de l'autre le Vénézuela, plus loin le Groenland. L'univers impitoyable est bien plus vaste et les égos surdimensionnés, inflationnistes, narcissiques, égoïstes, prétentieux, vaniteux. Et surtout concentrés sur quelques têtes déjà perdues. Qui n'ont pour seule limite que "leur moralité", inexistante. S'en foutre ?

Partout on est fasciné par le sol blanc.

Ou presque, pas de neige par ici alors je lève les yeux vers le ciel noir. Pour un gars qui à le regard maladif vers demain, ce n'est pas idéal. Je sens une seconde lune forcer pour se faire une place dans un estomac qui se contracte toujours plus, ça pourrait être beau mais je ne suis pas dans un roman de Murakami. Il y a des tempêtes venues de l'Ouest qui font plus de dégâts que d'autres. Tout se répare, sauf l'humain. L'alerte est orange mais on sous-estime toujours son ampleur, sa détermination, sa capacité à se renforcer tel un ouragan au fur et à mesure qu'elle progresse, qu'elle avale territoires, ressources et hommes sur son passage. On assiste sans bouger aux essais d'un mind flayer qui se nourrit et prend des forces avant d'aller au bout de sa folie. On croit encore savoir qui est monstre et qui ne l'est pas, mais les définitions se transforment. S'en foutre ?