Lasciatemi cantare.
On prend des congés.
On prend l'Ibiza espagnole direction la Toscane italienne. On prend du recul, on prend du temps, on prend une heure de retard, pas de décalage horaire mais l'heure ici est plus lente. On remet les pendules à l'heure, on remet les compteurs à zéro. On prend du bien, on mange du bon, on boit du vin. On essaie de parler italien. Je ne suis toujours pas rital mais je le reste.
Elle tombe à point.
Cette semaine à l'abri des emails. La frontière est une barrière, un bouclier anti-missiles professionnels. Je me cache sous une pasta géante, mon dôme de fer. De Dallas à Monaco il n'y a plus rien qui va, ici tutto va bene. Florence, San Gimignano, Sienne, Bologne, j'esquive. Je gratte des Astros et je demande à la lune. J'ai encore des idées, je rêve les pieds sur terre, je lis l'avenir au comptoir dans la crema des cafés serrés. Le futur dans un pays au riche passé.
On fait plus court.
La ligne est droite de l'appartement jusqu'au Duomo. Pas le temps de prendre des tangentes, pas envie de divaguer. En Italie je sais ce que je veux. Des pâtes et tout. Je ne reste pas traîner, on a des musées fermés à ne pas voir, des délicatesses à déguster, et surtout un cerveau à aérer.